RANS-LES-DNS (3)

En conclusion, la LES est très adaptée et relativement économique dans les zones loin des parois solides alors qu’elle est très gourmandes en grille de calcul dans les zones proche paroi. D’un autre côté, les modèles RANS sont réputés pour bien prédire la couche limite attachée avec des grilles de calcul beaucoup plus légères. Une combinaison des deux approches a été proposée pour la première fois par Spalart et al. L’approche est appelée Dettached Eddy Simulation (DES) et se propose de combiner les deux avantages dans la même résolution.

Au début la DES a était proposée avec le modèle à une équation de Spalart-Allmaras et par la suite elle a était adaptée pour les modèles à deux équations comme le modèle SST de Menter.

Pour une description détaillée du modèle Spalart-Allmaras et SST, cliquer sur le lien.

En bref, le modèle RANS dispose d’une échelle de longueur d fonction de la distance séparant le point de calcul à la plus proche paroi solide. D’un autre coté le modèle sous maille de Smagorinski dispose dans sa formulation d’une échelle de longueur D proportionnelle à la taille du filtre (maille de calcul). Si le d est remplacé par D, le modèle RANS se comportera exactement comme le modèle LES.

Pour combiner les deux modèle le d dans le modèle SA est remplacé par :

D = min ( d, CDES D)

CDES est une constante du modèle DES

Quand d >> D, le modèle SA bascule en Smagorinski.

 

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Tecplot 02

Pour visualiser la grille sur Tecplot, il faut lancer le programme, allez dans:

File, load data file et accepter le choix: defaut (Tecplot data loader)

 

Grille de calcul non structurée en 2D

Contrairement à une grille de calcul structurée où les nœuds de calculs sont localisée par un système d’index (i pour la direction x, j pour la direction y et k pour la direction z), une grille non structurée n’est autre qu’un nuage de points librement éparpillés dans le domaine de calcul. Ces nœuds sont ensuite reliés entre eux par des lignes pour former des éléments (généralement en triangle pour les grilles 2D).

Pour décrire une telle grille,

  • On numérote les points de calcul de 1 à NP (nombre de points)
  • On définit pour chaque point ces coordonnées cartésiennes (le x et le y)
  • On numérote aussi les éléments de 1 à NE (nombre d’éléments)
  • et on définit pour chaque élément les points qui le constitue (trois pour un triangle)

Ceci dit, un fichier Tecplot pour une grille non structurée 2D sera écrit comme suit :

  • Title =  » Exemple : profil NACA abbes »
  • Variables = « X », »Y »
  • Zone N=        801, E=       1516, F=FEBLOCK

Les deux premières lignes ont les mêmes significations expliquées pour la grille structurée.

Dans la troisième ligne on définit le nombre de points (ici 801) et le nombre d’éléments (ici 1516).

FEBLOCK : indique que c’est une grille (Finit Element) et les variables sont stockées en bloque (les x, ensuite les y et …)

Ensuite en écrit les x de tous les points successivement et la même chose pour les y.

Juste après, on liste les éléments (numéro de l’élément suivit des numéros des trois points qui le constitue)

Ci-dessous un exemple de fragment de programme pour écrire une grille non structurée 2D.

open(nunit,file= »result\MESH.plt »)

write(nunit,*)’ Title =  » Exemple : profil NACA abbes »‘

write(nunit,*)’ Variables = « X », »Y »‘

write(nunit,*)’ Zone N=’,ns,’, E=’,nt,’, F=FEBLOCK’

write(nunit,*)(coor(1,is),is=1,ns)

write(nunit,*)(coor(2,is),is=1,ns)

do jt=1,nt

write(nunit,*) nu(1,jt),nu(2,jt),nu(3,jt),nu(3,jt)

enddo

close(nunit)

 

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Tecplot 01

Q.   Je veux savoir comment faire pour tracer une grille sur Tecplot

merci

Rep.  En réalité le Tecplot est un logiciel en plein évolution et peut faire beaucoup de belles choses. Pour se limiter à votre question et à ce que j’ai l’habitude de faire avec. Le Tecplot visualise les grilles de calculs et les résultats qui vont avec sous forme structurée et non structurée, en 2D et en 3D.

Je commence par le plus simple :

Une grille de calcul structurée en 2D.

Il faut préparer un fichier contenant trois lignes ensuite les données de la grille. J’explique :

La première ligne :

  • TITLE =  » bla  bla »

Vous l’avez compris le bla bla remplace des informations propres à votre grille. Vous pouvez aussi laisser vide.

La deuxième ligne :

  • VARIABLES = « X », »Y »

Là, c’est la liste des variables à visualiser (ici juste le x et y)

La troisième ligne :

  • ZONE T= » « ,I=          15,J=         121,F=BLOCK

Avant la virgule vous pouvez mettre le nom de la zone ou simplement laisser vide. Après le I, 15 c’est le nombre de nœuds suivant x et après le J, 121 c’est le nombre de nœuds suivant y.

Enfin, après le F=, il y a deux options :

a-      BOLCK : indique que toutes les valeurs de x seront données en premier ensuite celles de y.

Comme ceci :

Do i=1,15

Do j=1,121

Write(7,*)   x(i,j)

Enddo

Enddo

 

Do i=1,15

Do j=1,121

Write(7,*)   y(i,j)

Enddo

Enddo

 

b-      POINT : indique que les valeurs des variables sont données en même temps pour chaque nœud

Do i=1,15

Do j=1,121

Write(7,*)   x(i,j),y(I,j)

Enddo

Enddo

 

Maintenant, si vous avez une grille 3D, vous rajouter la variable z en suivant la même stratégie.

Les autres variables comme U, V, W, P et T sont placées juste après. Ceci est un exemple de fichier d’une grille 2D avec d’autres variables.

 

  • Si vous donner l’extension *.plt au fichier de données, il sera reconnu automatiquement par Tecplot.

 

Ci-dessous la commande pour écrire les trois lignes précédentes.

write(nc,*)’ TITLE =  » bla  bla »‘

write(nc,*)’VARIABLES = « X », »Y », »Z », »U », »V », »W », »P », »TK », »VIS », »T »‘

write(nc,*)’ ZONE T= » « ,’,'I=’,nii,’,J=’,njj,’,k=’,nkk,’,F=BLOCK’

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KARALIT CFD

Durant les 8ème Journées de Mécaniques organisées par l’EMP d’Alger, nous avons eu le plaisir de suivre la plénière donnée par le Dr Marco TALICE.

La présentation est intitulée : KARALIT CFD: A Ghost Cells Based Code for High Reynolds Number RANS Simulation et consiste à présenter un nouveau logiciel CFD récemment mis sur le marché. Le code est dédié à la résolution des équations de la CFD sous plusieurs aspects incluant la turbulence, le transfert de chaleur et autres. La particularité du code se situe dans une méthode dite Ghost Cells visant à simplifier l’usage des grilles de calcul en CFD. Un autre avantage consiste dans le fait que la version 2D du code est mise en libre téléchargement sur la page web de KARALIT. Il suffit juste de s’inscrire.

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Le Pr. LAZREG Hacène

Le Professeur Lazreg Hacène, le bâtisseur des universités d’Oran

par F. Mohammed Brahim (Pr. chirurgie cancérologique CHU ORAN)

Le Pr. Lazreg Hacène est né en 1922, à El-Harrouche, où il a été élève à l’école primaire puis au cours complémentaire Jules Ferry avant de fréquenter le Lycée «Duc d’Aumale» (actuel Réda Houhou) de Constantine. Il est en terminale quand il sera le témoin impuissant des massacres du 08 Mai 1945.

C’est en juin de cette même année qu’il réussit à son Baccalauréat. Il s’inscrit à la Faculté de médecine d’Alger où il réussit à son PCB (actuelle 1ère année), en juin 1946. L’hostilité des étudiants européens d’Alger, qui ne pouvaient admettre l’intrusion d’un «indigène» dans cette caste qu’étaient les étudiants en médecine, le pousse à rejoindre l’université de Montpellier. Comme il me le racontera, il arrive en France, au début de l’automne, par une journée froide sous un ciel bas et gris, ce qui accentuera son sentiment de solitude. Découragé, il décide de rentrer au pays, mais une voix montait de ses entrailles lui dictant de faire le sacrifice de rester et de réussir non seulement pour lui-même et sa famille, mais aussi pour tous ces «indigènes» privés d’instruction. C’est ainsi qu’il réussit à son Doctorat en médecine et au diplôme de spécialiste en ophtalmologie en juin 1955. Il s’installe alors comme médecin libéral, au 20 rue de Constantine à Skikda. Il fermera son cabinet au bout de 3 semaines. Ce sera sa seule expérience dans le secteur privé.

Le 20 août 1955 surviennent les événements de Skikda, lors desquelles des milliers d’Algériens seront massacrés par l’armée coloniale. Ainsi, en 10 ans, le Pr. Lazreg vivra deux massacres. Menacé, il s’expatrie en France d’où il rejoint l’ALN en 1956. Jusqu’à l’indépendance, il exercera comme médecin officier de l’ALN dans la Wilaya 5. Les conditions dures de la guerre n’entameront en rien son humanisme et son esprit de justice. Pour illustrer cela, un événement mérite d’être relaté. En 1958, dans les maquis des monts de Tessala (région de Sidi Bel- Abbès), un jeune officier déserteur de l’armée française est condamné à une exécution sommaire pour avoir mis en relief l’incompétence militaire du chef de zone. C’est alors que dans une lettre datée du 1er février 1958 (dont je détiens une copie), le capitaine Malek (que l’on connaîtra après l’indépendance sous le nom de Zirout Amine et qui sera professeur de pneumologie au CHU Oran) demande au Dr Lazreg d’intervenir auprès du colonel de la wilaya pour sauver ce jeune djoundi. C’est ce qui sera fait. Ce djoundi vit encore à Oran et, après l’indépendance, sera un haut cadre de la nation.

A l’indépendance, le Pr. Lazreg va être nommé directeur de la santé militaire de la 2ème Région Militaire, poste qu’il occupera jusqu’en 1966, tout en dirigeant le service d’ophtalmologie du CHU d’ORAN qu’il fera transférer à la clinique «Front de mer».

C’est pendant cette période qu’il repère la base aérienne française de la Sénia, désaffectée, et grâce à ses liens privilégiés avec le président Boumediene, il en fera la première université d’Oran. Il va occuper successivement les responsabilités suivantes: directeur de l’Ecole de médecine d’Oran en 1964, directeur du Centre universitaire d’Oran en 1966, recteur de l’université d’Oran-Es-Sénia en 1968, recteur de l’USTO de 1975 à 1987, président de l’Académie universitaire d’Oran en 1995. Il occupera un seul mandat électif, député d’Oran à l’APN. Un mandat lors duquel il ne cessera de se battre pour le développement de l’université d’Oran. Mais malgré les postes de responsabilité qu’il occupera, il restera pour tous «le bâtisseur». Ce rôle se traduira par la remise en état des hôpitaux militaires de Sidi Bel-Abbès et d’Oran (hôpital Baudens), construction de l’ISM d’Oran, transformation de la base militaire d’Es-Sénia en université, lancement des travaux de l’ENSEP et la cité universitaire «Le Volontaire» en 1970, construction de L’IGMO, réalisation du complexe USTO (1976), participation à la réalisation des centres universitaires de Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Mostaganem, Tiaret, Mascara et Bechar.

L’infatigable bâtisseur partira en retraite en 1995, et comme tous ceux de sa génération, il partira dans l’indifférence totale de l’administration. De nombreuses distinctions scientifiques lui seront décernées. L’Etat le décorera de la médaille du Moudjahid. Cependant, la plus grande des distinctions, c’est la population d’Oran qui la lui décernera, ville qu’il a adoptée dès 1962 et qui l’a adopté, en baptisant la clinique d’ophtalmologie de Front de mer, «Clinique Lazreg», sans attendre l’intervention des officiels.

Aami Hacène, au nom d’Oran, je vous dis tout simplement merci !

Lire l’article Quotidien d’Oran

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