Le feu dans un tunnel

 

Essai d’incendie en grandeur réelle dans un tunnel

 

L’incendie du tunnel du Mont-Blanc s’est produit du 24 au 26 mars 1999. Il a été provoqué par un camion frigorifique semi-remorque belge qui transportait de la margarine et de la farine et qui a pris feu vers 11h00 à environ 7 km de l’entrée française du tunnel. Le violent incendie qui a suivi a causé la mort de 39 personnes et entraîné la fermeture du tunnel pendant une durée d’environ 3 ans. Il aura duré près de 53 heures et provoqué la destruction de 24 poids lourds, 9 véhicules légers et 1 moto, sans prendre en compte les deux véhicules de secours immobilisés dans le tunnel sans qu’ils aient pu intervenir.

Le tunnel du Mont-Blanc est un tunnel routier qui relie la France à l’Italie. Le tunnel du Mont-Blanc est constitué d’une galerie unique à double sens de circulation. Longueur du tunnel : 11,6 km. Le tunnel n’est pas horizontal mais en forme de V inversé pour faciliter l’écoulement des eaux. La hauteur intérieure du tunnel est de 4,35 m et sa largeur de 8 m. (Wikipédia, Encyclopédie libre)

Le feu dans un tunnel, c’est quasiment toujours un scénario de catastrophe, surtout si la longueur du tunnel fait quelques dizaine de kilomètres. Dans de telles circonstances, les concepteurs du tunnel pensent à des solutions d’aération et de renouvèlement de l’air. La circulation active des véhicules est un élément positif pour l’aération du tunnel. Malheureusement, quand un accident arrive et s’enchaine pas une explosion ou un feu, la circulation des véhicules s’arrête et le processus de renouvellement de l’air se trouve diminué. Les produits de la combustion sont entrainés par les forces de flottabilité et envahissent les espaces hauts du tunnel. Le danger pour les vies humaines vient alors plus de l’inhalation des gaz brulés que du feu lui-même. Les scénarios les plus catastrophiques se sont déroulés en 1999 au Mont blanc. La forme en V inversé, si elle est intéressante pour faciliter l’écoulement des eaux vers l’extérieur, elle ne l’est pas pour l’évacuation des gaz brulés qui auront tendance à stagner au milieu du tunnel. Ce qui nous intéresse dans cette histoire, c’est que les calculs à priori de CFD sont devenu une close importante dans la conception des tunnels et peuvent apporter un plus sur la sécurité d’utilisation des tunnels.

Ce travail a été réalisé par Mr. Hadj Miloua dans le cadre de sa thèse de doctorat et qui consiste en l’utilisation de FDS (Fire Dynamics Simulator and Smokeview), le logiciel incontournable dans ce contexte.

Hadj Miloua, Abbès Azzi and Hui Ying Wang, Evaluation of different numerical approaches for a ventilated tunnel fire, Journal of Fire Science, 20 (3), may 2011. http://jfs.sagepub.com/content/early/2011/04/28/0734904111400976.abstract

Cette application utilise un logiciel CFD (ANSYS-CFX) pour simuler une explosion dans un tunnel. L’application a été préparée par le Dr. Stamatis Zora de l’University de Kosani (Grèce) dans le cadre d’un projet de coopération. Elle fait partie du programme des travaux pratiques pour les étudiants de Magister à l’USTO. Les fichiers CFX sont à télécharger ici. cfx, gtm

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4 réponses à Le feu dans un tunnel

  1. MILOUA Hadj dit :

    bonjour

    pour le travail l’étudiant de l’école polytechnique d’Alger. il manque le raffinement a la zone du feu si non les résultats soient non phsique la temperature doit etre de 550 et plus a la zone du feux il faut utilisé le bloc de raffinement FDS &TRNZ IDERIV=1,CC=0.,PC=0.5 /
    &TRNZ IDERIV=2,CC=0.,PC=0.0 /

    merci

  2. arrif toufik dit :

    merci

  3. Abbès Azzi dit :

    effectivement c’est un travail très intéressant surtout pour un niveau de PFE ingénieur, merci de partager.

  4. Anonyme dit :

    Bonjour,

    Voir ce mémoire de fin d’étude d’un étudiant (de l’école polytechnique d’Alger) qui a réalisé un excellent travail. Malheureusement, son travail a fini dans la bibliothèque sans aucune exploitation. Aujourd’hui, il a changé de domaine de recherche, conséquence de la négligence et la « non-reconnaissance » des « bourreaux de la recherche ».

    http://www.flashover.fr/telechargement/docs_scientifiques/Francais/PFE_biblio.pdf

    Ce travail a été publié dans un site (très connu en la matière) dédié aux ingénieurs qui s’intéressent au feu.

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