Taylor Brook (1685-1731)

Sir Brook Taylor est un homme de sciences anglais, né le 18 août 1685 à Edmonton (Angleterre). Il est mort à l’âge de 46 ans, le 29 décembre 1731 à Londres. Son domaine d’intérêt inclus les mathématiques, la musique, la peinture et la philosophie. Son amour pour les mathématiques, lui a été transmis par ces professeurs John Machin et John Keill. Il compléta ses études à l’université de Cambridge et devint célèbre pour ses contributions au développement du calcul infinitésimal.

Le 3 avril 1712 (à l’âge de 27 ans), Taylor fut admis à la Royal Society de Londres (l’équivalent de l’Académie des sciences de Paris), non sur la base de ces publications scientifiques mais sur recommandation et expertise de Machin, Keill et autres.

Environ deux années après il fut élu secrétaire de la Royal Society, et il y resta du 14 janvier 1714 au 21 octobre 1718, lorsqu’il dut se résigner pour des raisons de santé, mais aussi par manque de motivation. La période où il fut secrétaire de la Royal Society de Londres fut celle de sa vie où il fut le plus productif en mathématiques. Il publia deux ouvrages en 1715, qui sont extrêmement important pour l’histoire des mathématiques.

Dans son ouvrage, Methodus incrementorum directa et inversa, Taylor ajouta aux mathématiques supérieures une nouvelle branche appelée ‘calcul de différences finies’, inventa l’intégration par parties, et découvrit les séries appelées ‘développement de Taylor’.

En fait, la première mention par Taylor de ce qui est appelé aujourd’hui théorème de Taylor apparaît dans une lettre que ce dernier écrivit à Machin le 26 juillet 1712. L’importance du théorème de Taylor ne fut pas perçue avant 1772 quand Lagrange proclama que c’était le principe de base du calcul différentiel. Le terme ‘série de Taylor’ semble avoir été utilisé pour la première fois par L’Huilier en 1786.

Taylor présenta aussi les principes de base de la perspective dans Linear Prospect (1715). La seconde édition fut appelée New principles of linear perspective.

Enfin, Taylor fit de nombreux séjours en France. C’était d’une part suite à des problèmes de santé et d’autre part pour garder le contact avec ces amis mathématiciens.

Actuellement, la pierre angulaire de la méthode des différences finies n’est autre que le développement des séries de Taylor (on y reviendra…).

Références :

  • Wikipedia
  • Universalis

 

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